Le développement de la mode africaine – le Gabon en question

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Divers

Du 1er au 3 juin s’est tenu le Salon Boucles d’Ébène à Paris. Ce salon permet à différents acteurs de la beauté et de la culture afro-caribéenne de se faire connaître ou d’accroître leur visibilité. Les différents espaces du salon étaient ainsi occupés par des créateurs, des marques de cosmétique dédiées à la beauté afro, des restaurateurs pour l’espace « gastronomie » mais aussi des maisons d’édition et des organes de presse (FashizBlack, Brune et sa version masculine Ben avec Serge Abessolo en couverture, Africa24, etc.). Les visiteurs pouvaient aussi assister aux différents ateliers et conférences qui étaient prévus.

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Une des conférences auxquelles j’ai assisté avait pour thème l’Essor des Black Fashion Weeks, présentée par FashizBlack et le Labo Ethnik. Il est en ressorti plusieurs choses :
– Il y a depuis quelques années un nombre croissant de BFW (Black Fashion Weeks) dont les plus importantes en termes d’organisation sont celles de Lagos, Cape Town et Johannesburg.
– La diaspora afro-caribéenne se mobilise aussi pour faire connaître ses créateurs.
– Ces nombreuses BFW ont servi de plateforme à certains pour se développer à l’international car ils avaient saisi l’importance de l’aspect Business d’une fashion week ainsi que celle d’une bonne communication pour se faire connaître.
– Il est important de responsabiliser les marques pour qu’elles s’impliquent davantage dans l’organisation.
– Enfin, les organisateurs de ces BFW auront peut-être à mettre en place des événements communs car leur trop grand nombre est perçu comme un manque de cohésion, et donc comme un handicap.

J’en parle car le festival de culture bantu, Bantu Esthetik, un festival similaire au Salon Boucles d’Ébène, a été organisé récemment à Libreville (du 23 au 25 mai) et le Gabon a sa propre Fashion Week, la Libreville Fashion Week, dont la 2e édition se tient en ce moment jusqu’au 8 juin. Malheureusement, j’ai très peu de retours concernant ces deux événements.

Quelles sont les retombées pour les créateurs et artisans du festival  Bantu Esthetik ? Une BFW au Gabon, dans quel but ? Avec quels créateurs ? Quelles sont les retombées économiques pour ces créateurs ? Comment se fait l’organisation ? Comment satisfaire les attentes des consommateurs ?

Ces questions resteront pour la plupart sans réponse. Je pense cependant que ce sont des initiatives à saluer et encourager car elles mettent l’accent et la lumière sur des acteurs économiques Gabonais et internationaux le plus souvent inconnus du public et des potentiels clients. Je n’ai donc qu’une seule recommandation pour la LFW et ce serait de s’unir à d’autres pays de la sous-région pour établir une BFW régionale. Ce qui serait en termes de coûts et de logistique plus avantageux d’une part; et, d’autre part aurait des retombées médiatiques et économiques beaucoup plus importantes que les BFW individuelles.

Pour plus d’informations : leur site internet et leur page facebook.

Pour plus d’informations : leur site internet et leur page Facebook.

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Observatrice silencieuse, je relate aussi fidèlement que possible ce que j'observe.

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