e-Education par l’ANINF : Avancée. Utilité. Priorité ?

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Société

Comme à son habitude depuis quelques mois déjà, l’ANINF Gabon (Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences) a présenté sur les réseaux sociaux un de ses nombreux projets. Pour le mois d’Avril, elle a choisi de mettre l’accent sur son projet « e-Éducation ».  Ce projet qui vise à concilier éducation et nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) a pour objectif « d’équiper progressivement les établissements éducatifs en équipements informatique sur l’ensemble du territoire ».

https://twitter.com/aninf_gabon/status/451333017500258304

 

Cette initiative s’inscrit parfaitement dans la tendance actuelle pour les technologies de l’information. En effet, certains pays d’Afrique, à l’image du Kenya, souhaitent se démarquer en se positionnant comme des références IT en Afrique. D’autres projets similaires à « e-Education » de l’ANINF et d’autres beaucoup plus poussés ont déjà été mis en place dans plusieurs de ces pays. On constate donc une réelle démarche en faveur des TICs en Afrique dans le cadre de stratégies de développement économique et sociale.

Ainsi, par comparaison avec ce qui se fait actuellement, « e-Education » est un projet innovant et prometteur car en accord avec les objectifs fixés par l’État. Néanmoins, il est tout à fait légitime d’avoir quelques réticences quant à la nécessité à court terme de ce projet. En effet, ce programme prône l’éducation par les nouvelles technologies, mais il serait plus judicieux de régler d’abord la situation actuelle. L’idée d’équiper « tous les établissements éducatifs du secondaire et du supérieur » lorsque certaines classes de ces mêmes établissement sont en surnombre est inadaptée aux réalités du terrain. Avant de commencer les travaux pour ce projet, la priorité devrait être d’assurer à chaque élève et étudiant la possibilité d’étudier dans des conditions décentes (classes salubres, effectif correct, matériel et équipements de qualité, etc.). Encore faudrait-il que ces classes et/ou établissements aient à disposition des enseignants. Car il y a encore beaucoup (trop ?) de zones éloignées des principales villes qui ne disposent pas d’enseignants pour leurs établissements éducatifs. D’aucun peuvent arguer que cela n’incombe pas à l’ANINF, et nous sommes d’accord avec eux sur ce point; cela relève des autorités compétentes en la matière. D’autres rétorqueront que des aménagements et des améliorations dans plusieurs établissements de la capitale ont déjà été effectués. C’est le cas du lycée Léon Mba par exemple. Mais qu’en est-il des établissements scolaires de l’intérieur du pays ? Parce qu’après tout, le développement (économique, social, éducatif, etc.) du Gabon ne devrait pas se limiter à Libreville et Port-Gentil à certaines occasions.

Il est vrai que tous les changements considérés comme prioritaires à faire  ne sont pas du ressort de l’ANINF, mais pour que son projet e-Education se déroule dans les conditions optimales, le marche à suivre est de s’atteler d’abord à améliorer la base. Et pour cela, l’ANINF pourrait travailler en collaboration avec les organismes concernés par le sujet pour une réussite certaine.

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